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La clé dans les Grandes Écoles : un travail de proximité dans la durée
 
 

Gilles Gleyze, Directeur du Développement de l’École Centrale Paris, a exposé les attentes de ses élèves en 2009. Pas de révolution dans les comportements, mais une nécessité pour les entreprises et les institutions de se faire connaître tôt en maintenant leur stratégie de marque employeur pendant et après les 3 années passées en école.

Tout d’abord, quelques constats : les étudiants sont de plus en plus jeunes, notamment en raison de la fin du service militaire et parce que beaucoup d’entre eux ne font plus que deux ans de prépa plutôt que trois. « Ils sont moins mûrs » ajoute Gilles Gleyze, qui poursuit : « nos jeunes sont de brillants cerveaux, mais l’idée est d’en faire des personnes opérationnelles en entreprise ». Pour cela, Centrale Paris mise sur un enseignement différent et complémentaire de ce qui se fait en classe préparatoire.

Les différentes études menées par l’École Centrale Paris et Quatre Vents en matière de marque employeur montrent que les jeunes diplômés veulent mieux connaître les entreprises dont ils connaissent au mieux la marque commerciale… qui ne donne pas forcément une vision juste des métiers. La possibilité d’une carrière à l’international est un autre facteur déterminant dans le choix des entreprises, tout comme le désir d’apprendre un métier : « ils veulent devenir des experts » affirme Gilles Gleyze. Il existe une vraie capacité d’engagement, mais avec « une logique de consommateur, par contre, ils sont très impliqués dans ce qui les intéressent plus directement ».

Eviter le zapping dans ses relations écoles

La manière d’aborder les étudiants compte beaucoup. Gilles Gleyze prévient d’emblée : « Ils sont noyés sous les informations, les affiches, les concours…ce qu’ils veulent, ce sont des informations de fond ». Il faut développer du sens avec un discours structuré, régulier et des caractéristiques propres : international, possibilité de management, sélectivité … Une image employeur, cela se construit dans la durée. Il faut éviter le « zapping », car « être partenaire une année sur cinq, ça ne marche pas », poursuit Gilles Gleyze. Les réseaux d’ambassadeurs comme relais d’un plan d’actions global ont la faveur des étudiants : le discours d’un ancien  élève venant présenter son employeur trouve un très grand crédit auprès des étudiants.

Pas d’évolution importante malgré la crise dans les écoles d’ingénieurs

Enfin, en ces temps annoncés difficiles, Gilles Gleyze dresse un état des lieux : « le niveau d’insertion reste bon malgré une légère baisse : 64% au lieu de 69% par rapport à l’année dernière ont trouvé leur emploi en moins d’un mois. Néanmoins les diplômés jouent la sécurité : beaucoup intègrent la société où ils ont fait leur stage de fin d’études. Et peu d’entre eux allongent la durée de leurs études : ils veulent travailler tout de suite ». Et si l’on assiste à une augmentation du nombre de jeunes en recherche d’emploi, on observe également une augmentation de ceux qui refusent un emploi qui ne correspond pas à leurs attentes… au moins pour l’instant.
 
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